Psycho: écouter, déculpabiliser et motiver
5 scénarios pour un Noël sans stress
« Chez moi, j’ai toujours été le vilain petit canard. Même si aujourd’hui, je suis adulte et j’ai ma propre vie, les retrouvailles familiales à Noël ne sont jamais très agréables. J’ai l’impression d’avoir à nouveau 8 ans, avec le même goût pour le Nutella. » Cyrielle, 28 ans.
Noël rassemble exceptionnellement sous le même toit des générations qui ne se côtoient plus au quotidien, et cette situation particulière réactive les tensions : résultat, ce qui est censé être un moment de joie partagée peut tourner pour certains au cauchemar. Vous nous dites, Cyrielle, revivre à Noël un scénario familial où vous aviez le mauvais rôle, celui du « vilain petit canard ». Pour un jeune adulte, confronté à ses aînés, la régression vers un statut infantile est un classique. Il en existe d’autres : la mère martyre, le père absent, l’aîné mal-aimé, le cadet préféré, etc.
Les termes « scénario » et « rôle » ne sont pas employés ici au hasard : les fêtes de Noël sont une scène de choix pour la représentation annuelle du petit théâtre familial. En général, chacun connaît son texte par cœur, et il ne vous faut pas plus de quelques instant, Cyrielle, pour réendosser les habits ingrats de cette petite fille. Mais si vous n’aimez pas l’histoire, vous avez aussi le droit de… la changer.
Imposez votre texte
Il suffit pour cela de modifier les rituels bien établis : en amont de la fête, imposez-vous en tant qu’adulte, proposez votre aide, et participez aux choix liés à l’organisation de la fête sur un pied d’égalité avec vos parents. Le jour J, n’arrivez pas à votre heure habituelle, habillez-vous différemment, changez le plan de table s’il est particulièrement signifiant de la place que chacun occupe dans la famille...
Attention, en changeant d’attitude, vous risquez fort de rencontrer des résistances, ou bien de déclencher des réactions en chaîne surprenantes : préservez-vous, en ménageant au maximum les susceptibilités. Annoncez la couleur en amont, de la façon la plus diplomatique possible, à ceux dont vous savez qu'ils sont les plus disposés à vous écouter favorablement ; trouvez ensuite des alliés pour vous soutenir moralement le jour-même (votre cousine dont vous êtes si proche, votre belle-sœur, elle aussi dans ses petits souliers) ; prévoyez enfin une solution de repli en cas de tempête.
Et non, vous n’allez pas gâcher Noël : votre famille a sûrement plus de capacité à gérer le changement que ce que vous croyez. Même s'il faudra peut-être à certains plus de temps qu'à d'autres pour intégrer votre nouvelle donne, et que l'ambiance de la fête s'en ressent, ce sera leur responsabilité et pas la vôtre. L'essentiel, c'est que vous aurez posé les jalons d'un mode de relation plus satisfaisant avec votre famille : en persistant dans cette voie le reste de l'année, vous en récolterez les bénéfices au prochain Noël, et à tous les suivants.
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